ITW Ronny Turiaf : « Je n’ai encore rien signé »

Ronny Turiaf nous a donné ses impressions sur les équipes de la poule et nous a parlé de son actualité transfert en NBA (il a été annoncé qu’il a signé aux Los Angeles Clippers).

Salut Ronny, alors tes premières impressions sur les infrastructures de Londres ?

Superbe, rien à dire. C’est encore mieux que ce j’imaginais. On est venu ici pour faire le test l’année dernière il n’y avait rien. Là il y a des buildings partout, des superbes installations, c’est du très haut niveau.

Et au niveau de la salle du basket ?

Bien sûr, c’est vraiment très bien fait, bien réalisé. Aucune chose à améliorer ou négative à voir. Sauf, les attentes par rapport à la sécurité mais, je préfère attendre de passer tous les check points pour que tout le monde soit sain et sauf dans l’enceinte olympique. Concernant mes attentes, c’est vraiment très bien, je suis content d’être là.

Concernant l’actualité du jour, peux-tu nous confirmer ta signature aux Clippers ?

Je n’ai encore rien signé.

Parlons des USA, est-ce que ce match à une signification particulière pour toi et tous les NBAers de l’équipe de France ?

Pour moi, c’est sûr que c’est spécial. C’est toujours le rêve d’un basketteur hors Amérique de se retrouver dans une situation de match face aux Américains. C’est très spécial. Au-delà de ça, on sait qui ils représentent dans le monde entier par rapport à leur valeur athlétique. Superstar, MVP, meilleur défenseur, meilleur rebondeur, meilleur scoreur durant les trois dernières années. On sait ce qu’ils représentent. C’est un gros challenge et c’est à nous de répondre présent.

Tony et Nico disent que c’est une grosse équipe mais qui n’est pas imbattable, qu’en penses-tu ?

Il faut toujours penser comme ça, il ne faut pas s’avouer vaincu avant de commencer le match. On sait très bien qu’ils sont très fort mais qu’ils sont battables. Si tu penses comme ça, tu te mets dans une situation où tu te mets dans une sorte de crainte qui te permet d’élever ton niveau de jeu par rapport à ça ; c’est ce qui fait la beauté du sport. C’est ce qui fait qu’il y a de grands exploits qui arrivent partout dans le monde. On va essayer de créer ce genre de scénarios.

photo : Paul Poulain

Avec votre préparation compliquée, est-ce que vous n’avez pas peur de prendre une « taule » comme beaucoup disent en France ?

Non il n’y a aucune peur là-dessus. Ce qui s’est passé durant la préparation s’est passé. On ne peut pas revenir en arrière. On ne peut que vivre le moment présent. On va se donner à fond quoi qu’il arrive. On va essayer de faire le nécessaire pour se mettre dans la meilleure situation pour pouvoir réussir. Après, comme on le sait, dans le sport il y a des fois on a beau vouloir, ça ne passe pas. Mais, d’autres fois quand tu veux, tu peux. On verra bien ce qu’il va se passer à la fin du match. On va y aller confiant et on va faire le nécessaire pour gagner le match.

Au niveau des autres adversaires de la poule, lesquelles seront les plus difficiles à battre pour toi ?

J’ai toujours horreur des gens qui dénigrent certaines équipes. Les équipes qui sont ici aujourd’hui se sont qualifiées pour les Jeux Olympiques de toutes les façons possible. On sait très bien à quel point c’est dur d’arriver aux Jeux Olympiques. Donc si tu y arrives, c’est que tu joues très bien au basket. Donc, pour moi dire qu’une équipe est supérieure à une autre, c’est un débat qui ne devrait pas être. Surtout pour une compétition comme les JO ou c’est la crème de la crème. Il faudra être présent au jour J. Pour moi, il n’y a pas de grandes équipes ou de petites équipes.

Paul Poulain