ITW Boris Diaw : « Personne n’est imbattable »

Boris Diaw nous a accordé une interview après la conférence de presse au Club France, deux jours avant le premier match contre les États-Unis.

Le match contre les États-Unis, est-ce que pour toi, qui a une grande expérience dans la ligue, ça représente encore quelque chose sous le maillot de l’équipe de France ?

Oui bien sûr, car les USA, c’est l’équipe favorite et quand tu l’as rencontre ça fait toujours quelque chose. Puis, la petite histoire qu’il y a derrière l’équipe des USA, et ce qu’elle représente au niveau international maintenant, c’est clair que ce n’est pas comme si les Français avaient joué contre la Dream Team en 92 et la « starification » des joueurs à ce moment-là. Ce sont des joueurs que l’on côtoie, que l’on a l’habitude de jouer pendant la saison. Mais ça n’enlève pas que l’équipe est quand même forte. D’habitude on les joue un par un. Il y en a un dans chaque équipe, c’est la star donc tu te concentres sur lui. Là c’est les 12 donc c’est compliqué.

photo : Paul Poulain

Kobe Bryant a dit que l’équipe actuelle pourrait battre cette équipe de 92, qu’en penses-tu ?

S’ils jouaient maintenant et que les gars étaient vieux, peut être oui. Non ce n’est pas comparable.

Ça t’a amusé leur petite guerre ?

Oui, c’était marrant. Mais c’est normal que Kobe soit comme ça, sinon ça ne serait pas le gagneur qu’il est aujourd’hui, le compétiteur qu’il est. Il faut toujours repousser les limites et il faut toujours penser que l’on peut être plus fort que l’adversaire. Après, il s’est imaginé un adversaire puisque c’est un match utopique. Ils ne vont jamais jouer l’un contre l’autre avec l’équipe de l’époque. Donc, il n’y a pas d’adversaire mais c’est la mentalité de ces joueurs la qui pensent que de toute façon n’importe quel joueur, n’importe quelle équipe qu’ils auraient à affronter est battable.

Tony et Nico disent que cette équipe n’est pas imbattable, quel est ton avis malgré votre préparation compliquée ?

C’est sûr, personne n’est imbattable. Avant un match, on ne peut pas deviner l’issue du match à part peut-être en 92. Mais de nos jours, je ne pense pas qu’on puisse réagir comme ça. Chaque fois qu’on commence un match, l’objectif est de le gagner. De toute façon on ne s’est jamais ce qu’il peut se passer, ça reste un match de basket.

Comment comptez-vous vous adapter à leur faiblesse à l’intérieur du fait de l’absence de Dwight Howard ?

Ils ne sont pas plus petits que nous. C’est plus par rapport aux autres équipes européennes qu’ils disent ça. Des équipes comme la Lituanie, l’Espagne, l’Argentine, le Brésil, mais face à nous ils ne sont pas plus petit que nous. On n’a pas une grande équipe non plus, justement ils ont un style de jeu qui va être plus près du nôtre qu’autre chose.

Justement, penses-tu que cela peut être un avantage ?

Ça peut être un avantage. Je pense qu’on va faire jeu égal, surtout en terme de taille. Ensuite, il va falloir essayer de se battre à notre niveau.

Paul Poulain