Ce soir, pour le compte de la 4ème journée d'Eurocup, l'équipe du Mans reçoit le club de Kiev, actuellement premier du classement avec 2 victoires et une défaite. Les joueurs de JD Jackson, eux, pointent à la troisième place avec un bilan inversé. Dans l'optique de la qualification, il va falloir gagner les deux prochains matchs à domicile. « Il faut d'abord vaincre sans penser au panieraverage. L'important, c'est la victoire. Il faut que l'on en gagne deux sur trois. A partir de là, sans fausse modestie, je pense que l'on sera en passe de se qualifier. Par contre, un revers à la maison nous obligerait à vaincre à l'Aris Salonique lors de la dernière journée », a confié le coach du club Sarthois à nos confrères de Ouest-France. Cette rencontre va être l'occasion de voir la recrue Bowman commencé sous les couleurs Mancelles en coupe d'Europe, un plus non négligeable pour vaincre une bonne équipe de Kiev. Bonne, mais insurmontable. D'ailleurs JD se souvient du match aller, où personne n'avait été transcendant. « Des deux côtés, il n'y avait pas un grand niveau. D'ailleurs jusqu'à présent Kiev n'a marché sur personne. »
Oui mais voilà, ce soir c'est un tout autre match qui s'annonce. Outre l'apport de Bowman et le retour de Charles Kahudi du coté du Mans, il est surtout à noter que pour Kiev, Dee Spencer sera opérationnel. Et ça, ça change la donne ! En effet, le maestro Américain, ayant évolué 4 années en France sous les couleurs de Roanne (deux ans) et du Mans (deux ans aussi), sera de retour ce soir dans un club qu'il connait bien, dans un club qui le connait bien. En 4 années passées sur le sol Français, le « chat » s'est forgé un beau petit palmarès. Champion de France et vainqueur de la semaine des As en 2007 avec Roanne et vainqueur de la Coupe de France en 2009 avec Le Mans. Ajouté à cela 2 participations au All Star Game LNB et vous avez là le CV d'un vrai joueur de basket. Mais Dee, à en croire ses anciens coéquipiers, c'est au-delà du bon joueur, on touche au génie avec lui. « En matchs comme aux entraînements, il pouvait réussir des trucs incroyables, avoue Antoine Diot. Un vrai leader offensif qui, au bout du bout du money-time, te rentrait le panier qui tue 4m derrière la ligne. La première fois, tu te dis qu'il a eu de la réussite, la 2ème et la 3ème, tu applaudis le talent. » Et Alexandre Ménard, l'assistant de JD Jackson, de surenchérir en se souvenant, nostalgique : « Une fois, il a rentré un panier après avoir lancé le
ballon au plafond et l'avoir juste laissé rebondir direct dans le filet. Ils étaient plusieurs à essayer. Seul Dee a réussi. »
Un joueur pétrit de talent donc, une menace perpétuelle à ne jamais laisser seule sous peine de sanction. C'est ce que se souvient Marc-Antoine Pellin, qui a eu la chance de la côtoyer lors de deux années fantastiques à la Chorale de Roanne. « Sans doute le joueur le plus talentueux avec lequel j'ai eu la chance de jouer. À la Chorale, il était tout simplement énorme avec beaucoup plus de libertés dans le jeu alors que c'est justement le style de joueur à ne jamais laisser seul. Quand il est en confiance, il veut tous les ballons. » Les Manceaux sont prévenus. Mais souvent, « quand un ancien rejoue face à son ancien club et dans son ancienne salle, soit il explose tout, soit il passe complètement au travers ! » Réponse ce soir 20h30.


