ITW William Hervé : « un joueur comme les autres à Orléans »
Basé à Orléans depuis quatre saisons, William Hervé a gravi les échelons un par un. Passé par l’INSEP en 2005, puis en espoir à Orléans ensuite, il a enfin signé son premier contrat pro cet été. L’occasion pour lui de nous raconter en exclusivité son parcours, ses objectifs et le titre de champion d’Europe des – 20 de ses coéquipiers.
Tout d’abord pourrais tu nous résumé ton parcours de basketteur ?
J’ai commencé le basket en poussin à Chalon, ensuite mon père est parti à l’Asvel donc je suis parti deux ans à Villeurbanne pour ma deuxième année de benjamin et première année de minime. Ensuite je suis parti à L’INSEP lors de la saison 2005-2006 et depuis quatre saisons maintenant je suis à Orléans.
Y a t il d’autres sports qui t’intéressaient étant petit ?
J’ai toujours été dans le basket. Ma famille est une famille de basket donc c’était basket à 100% à la maison
.
Quel regard portes tu sur ta saison à l’INSEP ?
C’était une bonne année, ça m’a permis de grandir avec l’internat et l’éloignement de la famille d’une part . Mais aussi avec la quantité de travail qu’on fait à l’INSEP surtout au niveau du physique .
Pourquoi as tu choisi d’aller à Orléans en espoir ?
On m’a proposé de rester deux années de plus à l’INSEP mais j’ai refusé. J’ai décidé de rejoindre ma famille sur Orléans. J’étais deuxième année cadet et vu que l’équipe espoir débutait ça m’a permis de jouer en espoir .
Quel regard portes tu sur ta saison ?
Je suis satisfait par rapport aux entraînements que j’ai pu faire avec les pros et les quelques apparitions en Pro A que j’ai faites. En équipe espoir ça c’est en revanche pas bien passé. Ce fut une saison difficile avec eux.
Pourquoi une saison difficile avec les espoirs ?
Je sais pas, on avait une bonne équipe pourtant sur le papier mais on a pas su trouver une alchimie sur et en dehors du terrain. On était 5-6 espoirs à s’entraîner avec les pros donc pour trouver des automatismes c’était difficile. Quand on s’entraîne avec les pros la semaine et qu’on passe au championnat espoir le weekend c’est différent.
Tu as signé ton premier contrat pro cet été comment vis tu ça ?
Je suis fier. Ça m’offre la possibilité de monter ce que je sais faire et cela me motive à travailler encore plus afin de jouer quelques minutes en Pro A .
Tu es le fils du coach comment cela se passe au quotidien, c’est difficile à gérer ?
Au début c’était bizarre. Mais la depuis 2/3 ans aucun problème. Il me traite comme si j’étais un joueur normal, il n’y a pas de favoritisme. J’ai jamais eu aucun problème avec les autres joueurs. Je suis un joueur comme les autres.
Quels sont tes objectifs pour la saison prochaine ? Rentrer dans la rotation et avoir du temps de jeu ?
Déjà mon objectif c’est de continuer à progresser physiquement et au niveau du shoot. Sinon, je veux essayer de gratter des minutes et apporter une rotation sur les extérieurs.
Quelles sont les qualités et les défauts de ton jeu ?
Mes qualités c’est mon sens du collectif principalement. Pour bien m’exprimer sur un terrain, j’ai besoin du collectif. Mes autres atouts c’est mon sens de la passe et ma vision du jeu. Je pense que ma taille est également un plus : je compense mon manque de rapidité en défense par ça.
Mes défauts sinon c’est surtout mes qualités physiques. Pour l’instant, je n’ai pas les qualités physiques pour évoluer en Pro A mais je travaille ça avec le préparateur physique d’Orléans. Et il faut que je travaille sur mon shoot, mon tir n’est pas stable.
Tu n’as pas été retenu par Jean Aimé Toupane le coach des – 20 comment as tu vécu ca ?
C’est moi qui ai décidé de partir pour des raisons personnelles. On était 14 joueurs et j’ai demandé à avoir un entretien avec Jean Aimé Toupane et il m’a laissé partir .
Tu as pensé quoi de leur parcours ? Tu t’attendais à les voir champion d’Europe ?
Pas beaucoup de monde s’attendait à les voir champion. Je trouve ça super pour notre pote (Jonathan Bourhis) décédé l’année dernière c’est quelque chose de bien pour sa famille qu’ils aient réussi à gagner. Ça c’est pas très bien passé en préparation mais avec du courage et de la volonté ils ont étaient au bout.
Comment était l’ambiance dans l’équipe avant ton départ ?
L’ambiance était super, toujours une bonne ambiance dans cette génération, pas d’égos et je pense ca a été un facteur déterminant dans la victoire finale.
Quel genre de coach est Jean Aimé Toupane ?
Coach rigoureux et qui base son coaching sur le collectif en attaque ou en défense. Pour moi c’est un très bon coach des équipes de jeunes en France .
Propos recueillis par Jérôme Knoepffler pour Catch & Shoot






