Les rookies n’intéressent plus les gros clubs français
Jeff Foote (2m13, 22 ans) vient de signer au Maccabi Tel Aviv. Peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de joueur, et cela se comprend.
Ce « 7 footer » a été sous le feu des caméras lors de la dernière March Madness. Pensionnaire depuis quatre ans de la faculté de Cornell, college plus reconnu pour ses cerveaux que ses athlètes – Cornell est en effet la 12ème meilleure université au monde ! -, Foote et ses coéquipiers Big Red ont brillé lors de cette saison universitaire en terminant avec un bilan de 25 victoires pour 9 défaites et surtout en se issant jusqu’au Sweet 16 de la March Madness, où ils ont sérieusement accroché Kentucky et John Wall.
Réalisant une excellente saison senior (12.1 points à 62.5% aux shoots, 8.1 rebonds, 2.3 pds et 1.9 contre en 28′), le new yorkais semblait encore un brin juste pour être sélectionné au second tour de la draft NBA. La solution envisagée était donc européenne.
Et c’est donc au Maccabi Tel-Aviv que le numéro 1 s’est engagé ces derniers jours. Pourtant la solution Pro A/Euroleague avait été envisagée…
Jeff Foote proposé en France
Représenté par la société Elite Sports Management de Miloud Dahine – ancien men
eur de Pro A et désormais agent de joueur qui travaille avec Kenny Grant et donc place des joueurs américains dans des championnats européens -, Jeff Foote a été proposé à des clubs français.
« En 2002, à sa sortie de Temple, on a proposé un joueur à des clubs français qui s’appelait Lynn Greer pour une somme abordable pour des clubs français d’Euroleague de 200 000 dollars. On nous a dit qu’il fallait attendre un peu. Ce joueur s’en est allé à Wrocław en Pologne et depuis des clubs français se sont renseignés à son sujet mais il s’est révélé être devenu trop cher« , nous a expliqué Miloud Dahine, « c’est un peu la même histoire avec Jeff Foote. C’est un joueur de grande taille, mobile et athlétique (sa détente a été mesurée à 76 centimètres lors d’un work out NBA) dont nous sommes persuadés qu’il pourrait faire beaucoup de bien dans les raquettes en France.«
Pendant ce temps, Miloud Dahine et Kenny Grant l’ont aussi suggéré à d’autres clubs européens espagnols, italiens, grecs… « Nous l’avons proposé au Maccabi-Tel-Aviv et une semaine après il y signait pour trois ans, plus trois années supplémentaires avec des clauses chaque été pour partir en NBA« , nous confirmait-il.
Avec trois ans de contrat, l’ASVEL aurait eu la sécurité d’avoir un poste 5 taille Euroleague pendant les trois prochaines saisons, à moins qu’un gros club soit venu le chercher entre temps, moyennant monnaie.
« C’est un très bon joueur, on a dû se battre pour pouvoir le représenter. Etant français, j’aurais aimé le voir évoluer dans mon pays car je suis persuadé qu’il est fait pour le basket français. Dans le basket français où les championnats sont athlétiques, nous pensions qu’un joueur de cette taille qui court y aurait très bien allé », continuait Miloud Dahine. Sans oublier que Jeff Foote a été élu pour la deuxième consécutive cette saison meilleur défenseur de l’Ivy League…
Plus de rookies dans les grosses équipes françaises
Même Roanne ne le fait plus. Ou du moins, Jean Denys Choulet, bénéficiant d’un meilleur budget depuis 2007, ne fait plus ses courses à Columbus au début de l’été où il donne les clés de l’équipe à des joueurs n’ayant aucune expérience européenne.
Si cela marchait dans le passé (Dee Spencer, Aaron Harper, Terrel McIntyre), on constate que ça peut toujours être le cas en France. AD Vassallo sortait d’un excellent cursus de quatre années à Virgnia Tech et ce n’est pas sa courte expérience dans le championnat porto-ricain qui a changé la donne.
Autres exemples, ceux de Sean Marshall – dont les deux premières expériences en Turquie et Grè
ce (Aris Salonique) ont été bien meilleures que sa troisième à Dijon où il pesait 120 000 euros selon MaxiBasketnews – et Ramel Bradley – bien meilleur au Cedevita Zagreb l’an passé qu’à Dijon où toujours selon MaxiBasketnews, son contrat était estimé à 170 000 euros la saison – qui étaient tout deux de très forts joueurs en NCAA, qui l’ont confirmé lors de leur saison rookie en Europe avant de s’écrouler, pourtant plus expérimentés, cette saison à Dijon.
« C’est dommage parce qu’aujourd’hui encore il y aurait un bon nombre de joueurs capables de produire dès leur saison rookie« , concluait Miloud Dahine
Bien entendu, pouvoir tabler sur un joueur avec une expérience européenne est plus sûr lorsque l’on recrute pour confirmer la valeur du joueur mais aussi s’assurer qu’il a déjà vécu une année hors de ses bases, dans un pays qui n’est pas le sien. Mais étant donné les difficultés des clubs français a attiré des joueurs dominants et confirmés sur le sol européen, tabler sur des américains non draftés sortant d’un excellent cursus est une solution à ne pas mettre de côté.
Des joueurs tel que Brian Zoubek (2m16, Duke) ou Jerome Randle (meneur de California, joueur que nous vous avions fait découvrir lors de la March Madness) devraient être capots au soir de la draft et représentent des cibles idéales pour des clubs français.
Le débat est lancé, n’hésitez pas à donner votre point de vu concernant ce sujet.







Oui très bonne remarque, Reynolds est un excellent joueur. Bien qu’ayant un profil différent de Linehan, il serait dominant en Pro A et même en Euroligue (il a largement le niveau d’un meneur back up en NBA).
Scottie Reynolds pourrait etre interessant pour Cholet qui vient de perdre Linehan.
Tillie, ce n’est absolument pas comparable… Il est français, a été international chez les jeunes, de plus ayant un père lui même ancien international au Volley et entraineur pro… Il doit être plus armé que la moyenne quant au exigence du sport professionnel…
Ce qui freine les clubs, c’est surtout le « choc » des cultures, pas le talent…
l’ASVEL vient de recruter Kim Tillie! C’est un joueur qui est rookie et qui vient de NCAA!