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Découverte Larry Blair : « Je pense pouvoir jouer n’importe où »

Le 8 mars 2010 à 11:30 par Gabriel Pantel Jouve

« Une légende qui tourne dans le gratin de la N1 dit qu’il a signé à Denek en pensant que c’était la première division Française… et qu’il a demandé à ses coéquipiers où se trouvait Pau, l’ASVEL, Paris au début de la saison« . Par ces quelques mots dans son blog du 26 janvier (« Larry Blair nous a tué »), le meneur de Reims Anthony Christophe résume la pensée globale de tous les observateurs.

Lorsque l’on observe ses stats – 25.6 à 49% (40.8 à 3pts), 5.5 rebonds, 4.0 steals (sic), 3.4 pds pour 2.5 TO soit 25.7 d’eval en 38′ – on se dit qu’il est tout simplement au dessus du lot. Et les performances de luxe c’est son « dada ». Contre le GET Vosges, il signe un 41 d’eval (37 points à 14/23, 6 rebonds, 5 steals et 2 pds pour 0 TO). Contre Longwy, à l’aller, il gobe 12 rebonds malgré sa petite taille (1m85). Au retour, il plante 35 points (11/19), prend 6 rebonds, intercepte 7 ballons et distille 7 pds (pour 2 TO) ce qui fait, au final, un joli 45 d’évaluation. Face à Denain, il vole 8 ballons. En 24 matchs, il n’est descendu qu’à quatre reprises sous la barre des 20 points (plus petit total de 12 unités lors de la première journée) en comptant la 24ème journée où il est sorti sur blessure au bout de neuf minutes. Bref vous l’avez compri, ce Larry Blair est un phénomène, comme il l’était déjà en NCAA (meilleur marqueur de l’histoire de la Big South Division et de Liberty).

Si Anthony Christophe est si effaré par ce dernier, c’est bien parce que celui-ci leur aura fait tout ce qu’il voulait contre son équipe lors de 19ème journée. Alors premier de N1, le RCB surfait sur une grosse série de onze victoires consécutives. Une série, qu’ils comptaient bien prolonger à Bayonne. Et c’était plutôt bien parti (72-81 à 5min30 de la fin) mais sans compter Larry Blair, incandescent le money time. Denek Bat Urcuit passa alors un 14-0 en trois minutes aux rémois, sous les coups de buttoirs de l’ancien étudiant de Liberty (fac où jouait Seth Curry l’an dernier avant qu’il prenne la direction de Duke). Un show à l’américaine. « Dans le money time, tout le monde savait qu’il allait prendre le shoot, il nous a tué en marquant 5 points coup sur coup sur deux shoots très difficiles avec un gars sur lui« , continuait Anthony Christophe, assommé.

Denek Bat Urcuit tient là un bijou rare qui leur permettra peut-être d’accéder aux playoffs de N1, instaurés depuis cette année. Actuellement neuvièmes (14v-11d) après une défaite contre le troisième Denain le 5 mars dernier (Blair, touché à l’oeil, étant sorti prématurément comme vu plus haut), les basques sont bons pour les jouer puisqu’ils concentrent les équipes classées de la deuxième à la neuvième place, le premier étant directement qualifié en Pro B.

En attendant que cet extraterrestre prenne son envol sous d’autres cieux – bien qu’il prétende le contraire -, nous avons pris contact avec lui. Entretien exclusif avec un homme discret, clair et précis.

Catch & Shoot : Que pensez-vous du niveau de la N1 ?

La Nationale 1 est une bonne ligue et je suis heureux d’y jouer.

Le meneur de Reims, Anthony Christophe, disait avec humour que lorsque vous êtes arrivé à Bayonne, vous demandiez où se trouvait Paris, l’ASVEL et Pau. Est-ce vrai ?

Bien évidemment quand je suis arrivé à Bayonne je n’ai pas demandé « où est Paris ? » ou une autre ville. Je me suis seulement occupé de Bayonne, l’endroit où j’allais jouer.

Pourquoi avoir joué en Finlande, Hongrie et en troisième division française et pas à un niveau supérieur ? Estimez-vous que vous n’avez pas bénéficié d’une bonne visibilité avant cette saison ?

J’ai joué dans ces pays parce que l’on m’y a proposé des contrats. Peut-être que désormais, ma visibilité s’est améliorée.

Avez-vous des contacts dans d’autres championnats pour la saison prochaine, en France ou à l’étranger ?

Je n’ai aucun contact avec d’autres équipes car je suis entièrement concentré sur cette saison et sur le fait d’aider Bayonne à devenir la meilleure équipe possible.

Jouez-vous votre meilleur basket cette saison ?

Oui je pense que c’est la meilleure saison de ma carrière.

Jusqu’à quel niveau pensez-vous pouvoir jouer ?

Je sens que je peux évoluer dans n’importe quel pays et à n’importe quel niveau.

Vous avez dit dernièrement vouloir rester à Denek la saison prochaine. C’est une forte probabilité ? Préférez vous y rester et tenir un rôle de franchise player où vous testez en Pro A par exemple pour le challenge et le salaire qui va avec ?

Oui, il est possible que je joue ici l’année prochaine. J’aime cette équipe et  cette ville. J’espère que nous allons monter. Je voudrais juste être dans la meilleure situation possible pour moi en tant que joueur professionnel où jamais je pourrais être.


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1 commentaire sur Découverte Larry Blair : « Je pense pouvoir jouer n’importe où »
  1. [...] Le 8 mars dernier, nous interviewons Larry Blair. A l’époque, le combo guard de Denek (club de Bayonne) nous assurait qu’il était « possible que je joue ici l’année prochaine. J’aime cette équipe et cette ville. » Honnêtement, nous n’y croyions que très peu. Un joueur de ce niveau en N1, ça semble ne pas avoir de sens. Pourtant, d’après son coach Chris Singleton, ce dernier avait donné son accord dès le mois de janvier, même au cas où l’équipe resterait en N1. Ce qui est désormais le cas. [...]

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