Portrait Catch & Shoot : Romain Ostric
La France, terre de formation. Oui pour certains. Non pour d’autres. Toujours est-il que chaque année, le Centre Fédéral sort de nouveaux jeunes plus ou moins prêts à venir se frotter au monde professionnel. Des jeunes que le grand public apprend à connaître à travers les résultats des différentes sélections jeunes durant les compétitions d’été.
Romain Ostric fait parti de ceux-la. Malheureusement, le toulousain enchaîne deux saisons quasi-blanches, ce qui aurait pu enterrer la carrière du jeune meneur (1m85, 18 ans). Sur de son fait, Romain, déterminé, croit en ses chances et travaille dur pour ne pas que ces deux années soient perdus. Désormais à Poitiers après un cursus complet au Centre Fédéral qu’il juge « difficile », Ostric côtoie un groupe expérimenté dont la cohésion est la principale force.
Découverte d’un talent au caractère bien trempé.
La découverte du basket à Toulouse
J’ai commencé le basket à 4 ans. Je me suis mis a ce sport grâce a mon frère et grâce à une famille très sportive. Je n’ai fait que du basket dans ma vie. J’ai aimé car c’est un sport collectif et c’est surtout un sport avec une balle.
Ta précocité
Grâce a une maturité et un niveau de jeu atteint avant les autres, j’ai réussi a être surclassé chaque années. Cela m’a permis d’évoluer plus vite avec
des joueurs qui avait 2/3 ans de plus que moi. J’ai fait aussi beaucoup de sélections, que ça soit départementale ou régionale, en représentant la Haute Garonne et le Midi Pyrénées. Je suis allé au pôle de Colomiers tout d’abord, sélectionné la première année avec les années 89, puis l’année suivante avec les 90. Après le pôle s’est déplacé a Toulouse où j’ai effectué une année avec les 91. Lors de ma dernière année je jouais en club sous le maillot de Colomiers, en Cadet France première division, j’avais 14 ans, c’est à ce moment la que je me suis fait repéré par le coach de l’équipe de France 90.
Sélection chez 30 meilleurs joueurs français de 1991
C’est une sélection qui se déroule après le tournoi de zone. Un groupe de 30 joueurs, fille et garçon, sont réunis lors d’un stage à Temple sur Lot. J’ai été repéré par le coach de l’équipe de France cadet, Tahar Assed Liegeon et ses assistants. Une fois avec le groupe, on fait des tests de tirs, d’endurance, et on fait beaucoup de match. A ce moment la, j’étais en compagnie de joueurs comme Malela Mutuale (Paris), Frédéric Bourdillion (Antibes), Joffrey Lauvergne (Chalon).
La découverte du Centre Fédéral
Je suis rentré au centre fédéral à l’âge de 15 ans. Avant d’y rentrer, j’ai du faire un test regroupant 30 joueurs. La vie la-bas est pas aussi rose qu’on le pense. On travaille très dur, il faut avoir un très gros mental. Mon adaptation n’a pas été si mauvaise la
première année, où j’ai joué en cadet, mais aussi en Nationale 1, avec des joueurs comme Antoine Diot, Edwin Jackson, Alexis Tangue, Christophe Leonard… Mes deux autres n’ont pas été bonnes pour moi, je ne m’entendais pas avec certains coachs donc mon temps de jeu évoluait selon leur humeur. Et puis à ma troisième année, j’ai décidé de me faire opérer du genou, suite à de multiples tendinite.
Ton premier Euro sous le maillot bleu
Mon premier euro est un moment particulier de ma jeune carrière, tout jeune rêvant de porter les couleurs de son pays. J’ai effectué mon premier match dans un tournoi, à Iscard, une située en Espagne. Ça c’est très bien passé pour moi. A ce moment là il y avait, Christophe Leonard, Alexis Tanghe, Jonathan Rousselle dans le groupe.
Trouver un club pro à la fin du cursus au CFBB
Ça a été dur oui, j’avais quelques clubs bien sur, mais mon opération ne m’a pas beaucoup aidé… Poitiers m’a donc contacté pour faire des tests. A l’INSEP, le choix des clubs de sorties est assez compliqué, heureusement nous avons un agent pour nous aider.
La découverte du monde pro au PB86
Poitiers est un très bon club pour un joueur comme moi. Tout est mis à disposition pour réussir. Un très bon coach et de bons assistants font la réussite de l’équipe. Puis à Poitiers c’est très différent des autres club. C’est un club avec une histoire, de grands supporters, et une équipe trés unis. Pour ma part, tout est parfait pour moi, j’avais tout pour réussir. Poitiers m’a beaucoup apporté cette année malgré ma blessure, j’ai pu m’entrainer pratiquement tout le temps avec les pro, je continue mes cours, j’ai trouvé ma copine, bref ma vie est belle. Par apparence on dirais que c’est dur de rentrer dans un groupe fermé et expérimenté qui joue depuis un moment ensemble. Pas du tout, l’ambiance est très bonne, les joueurs sont très professionnels et ils se prennent pas la tête. Ca fait plaisir.
Le sujet qui fâche.. C’est vrai que je n’ai pas eu de chance avec les blessures. Ma première opération était due à une répétition de tendinites au genou. On m’a donc fait un peignage du tendon rotulien. Puis cette année, à une semaine de commencer le championnat je me suis fait une rupture du ligament antérieur du genou. Pas de chance on peut le dire. Pendant ma convalescence je bosse a fond, rééducation chez le kiné, plus travail musculaire et course à la salle. C’est tout un programme pour revenir au meilleur niveau. Pour ma part, tout joueur qui se blesse peut revenir à son meilleur niveau, c’est un question d’envie.
Les études
Au niveau des études, j’ai eu mon bac l’année dernière et cette année je suis en BTS informatique de gestion. C’est trés difficile de concilier les deux. Je pense que c’est pour ca aussi que je me suis blessé. Je me dis que c’est important, même si j’aurais aimé arrêter là. Je compte avoir mon BTS puis arrêter les cours pour enfin me consacrer au basket a 120 %.
Ton avenir
Mon avenir je l’ai déjà dans la tête, j’ai des objectifs et je sais que je ferais tous pour les atteindre.
Comme tous joueur le rêve NBA est présent, mais pour moi c’est plutôt l’Euroleague qui m’intéresse. Puis pourquoi pas l’équipe de France qui sera bien sur un bonus. Pour la suite je laisse faire le temps. Je n’est pas forcément un modèle, car chacun fait son chemin et à ses rêves a réaliser.
Questions / réponses
Ton équipe préférée ? Le Barça, avec Basile et Rubio
Ton joueur préféré ? Je n’en ai pas, mais j’aime Papaloukas
NBA ou Euroleague ? Euroleague
Bague de champion ou titre de MVP ? Titre de MVP
Kobe ou LeBron ? Kobe
Le parcours complet de Romain Otric (1m85, 18 ans)
1995/2003 : formation baby, mini poussin, poussin, benjamin au TCMS (Toulouse Cheminot Marengo Sport)
« J’ai toujours été plus mature que les autres donc j’étais toujours surclassé!«
2003/2004 : Pôle régional à Colomiers, surclassé avec les 89
club pour les matchs : Toulouse Launaget Basket
niveau Benjamin mais surclassé minimes
Selection départementale, régionale 90, 91 surclassé
2004/2005 : Pôle régional à Colomiers, surclassé avec les 90
Club : Toulouse basket Club niveau minimes
Selection departementale, regionale, zone, plus la Selection des 30 meilleurs joueurs de France de 1991
2005/2006 : Pôle régional au CREPS de Toulouse avec les 91 Club pour les match le weekends, Colomiers.
Niveau minimes deuxième année, mais surclasser en Cadet France première division.
Premier stage équipe de France 1990
Participe au Championnat d’Europe U16 avec les 1990 (6ème)
2006/2007 : CFBB niveau cadet, mais surclassé en Nationale 1
Entraineur Tahar ASSED liegeon, Bernard Fore
Equipe de france année 1991
Cinquième au championnat d’Europe U16
2007/2008 : CFBB niveau National 1
Entraîneur Phillipe Ory
2008/2009 : CFBB niveau national 1
Entraîneur Phillipe Ory
7 mois d’arrêt (opération du genou), 5 matchs joués
Obtention du bac mention assez bien
2009/2010 : Poitiers basket 86, niveau espoir + entrainement pro a et banc pro a
Rupture du ligament du genou gauche. Opération le 15 octobre 2009, rééducation depuis. La reprise est programmée en avril.
BTS informatique de gestion.
Galerie photos















