Chase Budinger et Jordan Hill, les retrouvailles
Juste avant la deadline, le 17 février dernier, l’intérieur des Knicks Jordan Hill (2m08, 22 ans) était entre autre envoyé à Houston. Une franchise où il a retrouvé un certain… Chase Budinger (2m01, 21 ans).
Vous vous demandez certainement quel rapport existe entre ces deux joueurs ? Ils étaient les deux stars d’Arizona Wildcats jusqu’à l’an passé.
Le paradoxe de cette situation c’est que Budinger occupe déjà un vrai rôle dans l’effectif des Rockets alors que Jordan Hill a totalement manqué son entrée en matière dans le monde professionnel (3.8 points à 43.2% et 2.5 rebonds en 10′ et 26 matchs).
Et cela ne nous surprend guère. Bien que drafté en huitième position l’année dernière par New York, Jordan Hill n’était ni grand, ni costaud, ni un tout jeune prospect (22 ans). Jouant majoritairement face au cercle, Hill apparaissait déjà brouillon et fougueux à l’université. Longtemps considéré comme un possible Top 4 de la draft 2009 parmi de nombreux mock drafts, il a finalement chuté au huitième rang, étant peu convaincant lors des work out.
Contrairement à cela, Budinger sortait d’un cursus de grande qualité. Après avoir privilégié l’offre des Wildcats plutôt que de filer à USC ou UCLA à sa sortie de High School, ce grand blondinet a tout de suite bien tourné en NCAA (15.6 points de moyenne lors de sa saison fresman, ce qui lui a permi d’ête élu Pac-10 Conference Freshman of the Year en 2007). Ailier racé, gros shooteur, habile balle en main, très mobile pour sa grande taille, cet ancien bon volleyeur (il a participé au US Junior Olympic Volleyball Tournament des moins de 18 ans) avait cumulé les honneurs dans sa carrière scolaire (co-MVP du McDonald’s High School All-American avec un certain… Kevin Durant et MVP du Nike Junior World Championships à Douai – en France donc – en 2006). Après avoir retiré son nom en 2008, on l’attendait en milieu de premier tour à la draft 2009. Que nenni, ce pur post 3 a été choisi en… 44ème position par les Pistons ! Dès les Summer Leagues, il se montrait pourtant à son avantage (17.8 points). Des stats confirmés dans la grande ligue (8.6 points à 42% – 35.6% derrière l’arc -, 2.9 rebonds et 1.3 pd en 20′) qui confirment le fait que les scouts se sont encore plantés…
Une chose est sûre, si la NCAA n’est plus de la qualité qu’elle fut auparavant, les joueurs qui y réussissent ont plus de chances de s’acclimater à la NBA qu’ils en ont de se planter (en témoigne la saison de DeJuan Blair). L’an passé, la star d’Arizona ce n’était pas Hill mais Budinger. Le meilleur joueur, c’était Budinger. Au final il y a eu 36 choix entre eux deux à la dernière draft.
PS : On notera qu’à Portland, deux anciens Wilcats d’Arizona jouaient ensemble jusqu’à la dernière : Jerryd Bayless et Channing Frye.







