Retour sur la cuvée 2009 : Doit-elle rougir face aux deux précédentes ?
Dès le départ, la draft 2009 ne jouissait pas d’une grande renommée. Mais avant même ses premiers pas en NBA, comment peut-on affirmer que la cuvée est faible ou de bon calibre.
Deux critères sont là pour nous aider :
- Fort taux de freshmen
- Fort taux d’intérieur – notamment des « seven fouters » – parmi les premiers choix
Sur le papier, pas de comparaison possible
Les cuvées 2007 et 2008 étaient elles jugées comme à fort potentiel. En 2007, Greg Oden (pivot), Kevin Durant (ailier de grande taille possédant une mobilité rare pour son gabari) et Al Horford (pivot) sont les trois premiers à avoir serrés la main à David Stern. Oden et Durant n’ont passé qu’une année en NCAA, le premier allant jusqu’en finale avec Ohio State contre les Florida Gators d’Al Horford, et le second devenant le premier freshman de l’histoire à recevoir le Naismith Award, récompensant le meilleur joueur universitaire de la saison.
En 2008, les trois membres du podium (Derrick Rose, Michael Beasley et OJ Mayo) sont aussi des freshmen. Comme l’année précédente, cette cuvée compte pas moins de cinq freshmen dans ses dix premiers choix. Un record.
A côté de ça, la version 2009 fait tâche. Sept arrières dans le top dix, seulement trois freshmen présents et un seul « seven fouter » qui à 22 ans doit encore presque tout apprendre du basket. Bref pas de quoi marquer l’histoire…
Et pourtant! Depuis le début de saison, on assiste à l’éclosion de deux joueurs déjà pas si loin du niveau All Star : Tyreke Evans et Brandon Jennings. Sans oublier que deux des plus beaux bijoux de cette cuvée (Griffin et Rubio) n’ont pas encore poser un pied dans une rencontre NBA officielle.
Et à y regarder de plus près, on se rend compte d’une chose. Jennings n’a que 19 ans (soit l’âge d’un NBAer drafté au sorti de sa saison freshman) et Tyreke Evans n’a effectué qu’une saison avec les Memphis Tigers.
Evans et Jennings ont tout de futurs grands
Leurs débuts de saison sont absolument fantastiques. Dans des franchises que l’on voyait déjà dans les fin fonds des classements de conférences, ils les ont chacune conduit à un bilan positif après dix-sept matchs (9v-8d, décompte arrêté au 4 décembre).
La campagne de Derrick Rose en 2008 et celle de Kevin Durant en 2007, respectivement rookie of the year de leur cuvée, n’atteignaient pas le niveau de celles que sont entrain de produire les deux meneurs cités plus haut. S’ils n’ont pas encore connu le fameux « rookie wall » (estimé à janvier/février), les chiffres parlent pour eux (19.3 points à 45%, 5 rebonds et 4.8 passes en 36 minutes pour Evans, 21.5 points à 42% et 5.8 passes en 35 minutes pour Jennings).
Certes Evans et Jennings sont des meneurs, poste où les joueurs ont tendance à être mature plus jeune – Greg Oden, Joakim Noah ou Spencer Hawes commencent tout juste à éclore. Certes le reste de la cuvée n’a rien d’extraordinaire, à défaut d’être fourni en rôle player où talents de seconde zone. Mais ces deux là font que cette cuvée 2009 n’a pour l’instant pas à rougir face à ses deux précédentes.







